Carmel-de-Laval


Chemin de Croix avec Ste Thérèse d’Avila


 

Marchons ensemble sur ton chemin

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Dieu, Père très bon,
par amour pour nous, Tu as envoyé ton Fils sur la terre, il s’est fait obéissant jusqu’à la mort sur une croix, pour nous sauver tous.
Donne-nous de suivre Jésus sur son Chemin de Croix avec Notre Mère Sainte Thérèse pour ouvrir plus largement notre âme à ta miséricorde sans limite et pour nous enflammer davantage du Feu de l’Amour.


1ère Station : Jésus est condamné à mort.

Innocent de toutes les accusations portées contre lui, Jésus se taisait.

V 11, 13
« En définitive, l’amour de Dieu ne consiste pas à verser des larmes, à éprouver ces goûts spirituels et ces tendres sentiments, qu’on désire tant d’ordinaire et où l’on met sa consolation, mais à servir Dieu dans la justice, la force d’âme et l’humilité. »

Père, donne-nous la grâce de l’humilité.


2ème Station : Jésus est chargé de sa Croix.

« Si quelqu’un veut être mon disciple, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. » a dit Jésus.

V 11, 12
« Mais y a-t-il, ô mon Maître, une seule de tes dispositions qui ne tende au plus grand bien d’une âme que tu sais toute à toi, d’une âme qui s’abandonne entre tes mains pour te suivre partout où tu iras et jusqu’à la mort de la croix, d’une âme résolue de t’aider à porter ton fardeau, sans jamais te laisser seul en soutenir le poids ? »

Seigneur, donne-nous d’accueillir avec joie les croix que nous rencontrons sur notre route : que nous les portions avec toi.


3ème Station : Jésus tombe pour la 1ère fois.
Jésus tombe à genoux sous le poids de la croix. Il se relève et la reprend pour la porter plus loin.

V 11, 4
« De quelle miséricorde, le Seigneur use envers une âme, lorsqu’il lui donne grâce et courage pour se mettre généreusement et de toutes ses forces à la poursuite d’un tel bien, l’amour divin ! Qu’elle persévère seulement. Dieu ne se refuse à personne : peu à peu il fait croître le courage, et finalement on remporte la victoire. »

Père, que la grâce de la persévérance nous habite à chaque instant de notre vie.


4ème Station : Jésus rencontre sa Mère.

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Presque tous ont abandonné le Christ, mais sa Mère est demeurée fidèle. Elle a suivi son Fils, portant avec lui sa souffrance, et l’offrant pour le salut du monde.

C 26, 5
« Voyez le Seigneur chargé de la Croix, alors qu’on ne lui laisse pas même le loisir de respirer. Il tournera vers vous ses yeux si beaux, si compatissants, tout baignés de larmes. Il oubliera ses souffrances pour consoler les vôtres, et cela, uniquement parce que c’est auprès de lui que vous allez chercher consolation, parce que vous tournez la tête de son côté pour le regarder. »

Avec la Très Sainte Mère, Père, accorde-nous la grâce de ne pas nous écarter de la croix et de garder notre regard fixé sur Jésus.


5ème Station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter la Croix.
Associé par ce service à la Passion de Jésus, Simon de Cyrène a reçu la grâce de la foi et du salut éternel.

V 11, 10
« Le jardinier aidera son Seigneur à porter sa croix, se souvenant que toute la vie de ce divin Maître n’a été qu’une croix continuelle ; il ne cherchera pas ici- bas son royaume ; il n’abandonnera jamais l’oraison ; il restera fermement résolu à ne pas laisser Jésus-Christ sous le poids de sa croix, quand bien même la sécheresse devrait durer autant que sa vie… Qu’il n’ait aucune frayeur de perdre sa peine ; il sert un bon Maître qui a les yeux fixés sur lui. »

Père, accorde-nous la grâce du vrai amour ; que notre seul désir soit d’aimer Jésus et de le faire aimer.


6ème Station : Véronique essuie le visage de Jésus.
Forte de sa foi, bravant la meute déchainée, Véronique se précipite et essuie le visage de Jésus.

C 7, 4
« A ces âmes détachées du monde entier et qui ne prennent pas garde si les autres servent Dieu ou non, tant elles veillent attentivement sur elles-mêmes, il est impossible de ne pas sortir de cette réserve quand il s’agit de leurs amis. Rien ne leur échappe : elles voient jusqu’aux atomes. Oui, je vous l’assure, elles portent une bien lourde croix.
Cette manière d’aimer est celle que je voudrais voir pratiquée parmi vous. Sans doute, au début, elle ne sera pas aussi parfaite, mais le Seigneur la perfectionnera peu à peu. »

Père, fais grandir en notre cœur l’amour pour le prochain et que tu puisses nous donner ta compassion en partage.


7ème Station : Jésus tombe pour la 2ème fois.

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Malgré l’aide de Simon de Cyrène, Jésus affaibli et maltraité, tombe une seconde fois. Dans un sursaut d’énergie, il se redresse et poursuit son chemin.

C 18, 5
« Certes, il est rude ce combat ! Le porte-drapeau, il est vrai, ne se bat pas, mais il n’en court pas moins le plus grand danger, et sans doute il souffre intérieurement plus que les autres, car, portant l’étendard sans pouvoir se défendre, il doit se laisser mettre en pièces plutôt que de l’abandonner. De même les contemplatifs doivent porter haut l’étendard de l’humilité et recevoir les coups qu’on leur porte, sans en rendre aucun. Leur office est de souffrir comme Jésus-Christ a souffert, de tenir la croix élevée sans l’abandonner jamais, si imminent que soit le danger, et sans laisser paraître la moindre faiblesse au milieu de la souffrance. C’est à cette fin qu’on leur a confié un emploi si glorieux. Ainsi, qu’ils prennent garde à eux. S’ils abandonnent l’étendard, la bataille est perdue. »

Père, que la Force de l’Esprit-Saint vienne toujours à notre secours et nous relève dans nos chutes pour nous accompagner jusqu’au bout.


8ème Station : Jésus console les filles de Jérusalem.
Au plus fort de la souffrance, Jésus ne pense pas à lui, mais il console et réconforte :
« Ne pleurez pas sur moi, mais sur vous et vos enfants »

V 9, 9
« Sans doute le Seigneur avait entendu mes cris, il avait eu pitié de tant de larmes. Je sentis croître en moi le désir de passer plus de temps en sa compagnie et d’éloigner de mes regards les causes de ma dissipation. A peine les avais-je perdues de vue, que je sentais son amour renaître en moi. Il me semblait bien que je l’aimais, mais je ne comprenais pas encore, comme je le fis plus tard, en quoi consiste le véritable amour. »

Père, que notre repentir et notre désir d’aimer Jésus permettent à ta Bonté de faire croître en nous ton Amour.


9ème Station : Jésus tombe pour la 3ème fois.
Le cœur de Jésus reste inébranlable. Il ira jusqu’au bout, portant avec la croix le poids des péchés du monde.

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C 26, 7
« Prenez votre part, mes filles, du poids de cette croix. Si les juifs vous maltraitent, ne vous en souciez pas. Pourvu que votre Maître marche avec moins de douleur, méprisez leurs propos, rendez-vous sourdes à leurs calomnies. Vous broncherez, vous tomberez avec votre Epoux. N’importe ! Ne vous éloignez pas de sa croix, ne l’abandonnez jamais. Considérez attentivement de quelle lassitude il est accablé et combien ses souffrances l’emportent sur les vôtres. »

Père, que ta Volonté soit toujours notre but et que notre volonté se conforme à la tienne.


10ème Station : Jésus est dépouillé de ses vêtements.
Le sommet du Calvaire est atteint, et aussi l’humiliation ultime infligée à Jésus.

5 D 2, 13
« Eh quoi ! Seigneur, n’étais-tu pas arrêté par la perspective de la mort cruelle qui t’attendait, cette mort si douloureuse, si épouvantable ? Non, me réponds-tu, « parce que le grand amour que je porte aux âmes et l’ardent désir que j’ai de leur salut surpassent sans comparaison toutes ces douleurs, et les tourments qu’ils me causent depuis mon entrée dans le monde sont si excessifs, qu’auprès d’eux les autres ne me semblent absolument rien. »

Père, donne-nous un tel abandon entre tes mains que ta Volonté puisse imprégner la nôtre à chaque instant.


11ème Station : Jésus est cloué à la Croix.
Pendant qu’on cloue Jésus sur la croix, il prie : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. »

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5 D 2, 14
« La pensée de Jésus, comme aussi la consolation de se dire que sa mort allait porter remède à nos maux et qu’il donnait à son Père par de si extrêmes souffrances un témoignage de son amour, devait adoucir ses tourments. C’est ce qui arrive parmi nous à ceux qu’un amour ardent porte à de grandes pénitences : ils ne les sentent presque pas, ils voudraient y ajouter, et les comptent pour rien. Que devait donc éprouver sa Majesté, en présence d’une si belle occasion de montrer à son Père toute la perfection de son obéissance et de son amour pour ses frères ? Oh ! Quelles délices de souffrir en faisant la volonté de Dieu ! »

Père, accorde-nous de vivre pleinement nos trois vœux pour être les humanités de surcroît que tu attends de nous.


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12ème Station : Jésus meurt sur la croix.
L’œuvre de Rédemption est accomplie. « Père, en tes mains, je remets mon esprit. »

Poésie 19
« Depuis que sur la Croix s’est couché
Le sauveur,
Dans la Croix est « la gloire »,
Et dans la douleur,
Vie et bonheur ;
Et le plus sûr chemin
Qui mène au ciel. »

Père, que chaque jour, nous ayons la joie d’être unies au Sauveur, que sa Croix soit pour nous « Arbre de Vie » et de consolation.


13ème Station : Jésus est remis à sa Mère.
On descend de la croix le corps inerte de Jésus, et Marie, sa Mère, le reçoit sur ses genoux. Un glaive de douleur transperce son cœur, et ses larmes coulent sur la chair meurtrie de son divin Fils. Insondable est la Compassion de Marie avec Jésus pour la rédemption de l’humanité.

Poésie 18
« O Croix
Tu as changé en liberté
Notre longue captivité ;
Par toi, mon mal est guéri
Au prix d’un bien coûteux remède.
Pour que par Dieu tu deviennes
L’instrument de la joie.
Sois la bienvenue ! »

Seigneur, avec Marie, que nous soyons toujours disponibles à te consoler et à te témoigner tout notre amour.


14ème Station : Jésus est déposé dans le tombeau.
Aurions-nous osé imaginer la mort d’un Dieu pour sa créature ? Chacun de nous devra mourir. Nul ne sait quand. Une seule chose compte : c’est la Rencontre du Seigneur face à Face.

V 22, 6
« Auprès d’un si bon ami, d’un capitaine qui, le premier, s’est offert à la souffrance, tout devient supportable. Il est là qui nous aide, qui nous fortifie ; jamais il ne nous manque. Enfin, c’est un ami véritable.
Je l’ai compris depuis, et la chose est pour moi de toute évidence : pour plaire à Dieu, pour recevoir de lui de grandes grâces, il faut, et telle est sa volonté, qu’elles passent par les mains de cette humanité sacrée, en laquelle il a déclaré lui-même se complaire. »

Père, que la Sainte Humanité de Jésus nous conduise comme tu veux et où tu veux, pour ta plus grande gloire et le salut des âmes.

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