Carmel-de-Laval


IMMACULEE CONCEPTION


 
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Notre Dame de Lourdes

8 décembre : Immaculée Conception de Marie

JE TE SALUE, COMBLEE DE GRÂCE (Lc 1,28)

Ta merveilleuse beauté, Vierge Marie, tu la dois à la prévenance du Père et à la Pâque de ton Fils. Sanctifiée par l’Esprit, tu demeures la Vierge fidèle. Vierge immaculée, sois bénie !

Deux objets doivent m’occuper dans cette solennité : d’abord l’excellence de la grâce de Dieu conférée à Marie, ensuite la grandeur du mal dont il l’a préservée ; l’une de l’autre de ces faveurs me donnent l’idée de son immaculée conception : j’y découvre en même temps tout ce qu’une âme chrétienne doit d’estime et de préférence à l’amitié de Dieu, et tout ce qu’elle doit concevoir de crainte et d’horreur, pour tout ce qui peut la lui enlever.

Quelle espèce de prééminence fait sa grandeur aux yeux de Dieu ? Ce n’est point la noblesse des ancêtres dont elle est issue, ni la pureté du sang royal qui coule dans ses veines.

D’autres, qui l’ont précédée, ou qui l’ont suivie avec ces prérogatives, n’en ont pas moins été des victimes de la haine divine. C’est donc un avantage singulier qui la distingue ; le bonheur de posséder, dès le premier instant de sa conception, l’amitié de Dieu. Son âme est devenue dès lors le sanctuaire du Saint-Esprit, la dépositaire de ses richesses les plus abondantes, l’asile des plus héroïques dispositions à toutes les vertus. Heureux état de la grâce qui seul fait ma véritable grandeur !

Prévenue de ces principes, que m’enseigne ma foi, quelle circonspection ne doit point régner dans toutes mes pensées et mes œuvres, pour que je conserve cet état de grâce, pour que j’étudie tous les moyens de l’accroître, au moins pour que j’en préfère l’acquisition, à tout autre bien qui flatterait ici-bas mes désirs !

Dieu ne veut pas laisser un seul instant, sous la tyrannie du péché, une Vierge destinée à devenir la Mère de son Fils unique, du Rédempteur des hommes ; une âme qui ne devait jamais cesser de fixer ses adorables complaisances.

L’ombre seule du péché, même le plus passager, eût été une flétrissure pour la gloire de Marie.

Ah ! celle qui devait être toujours la plus aimée, comme la plus fidèle, ne participera point à cette tache commune à tous les enfants d’Adam ; elle ne sera point pendant le moindre moment, l’esclave du péché.

(Vénérable Louise de France, méditations eucharistiques, p.26-27).

Le Seigneur s’est penché sur son humble servante :
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
(NT 1 ; Lc 1,48-49)