Carmel-de-Laval


Histoire


Extraits des chroniques

 

Le Carmel de Laval fut fondé le 21 novembre 1856 par les Carmélites du Mans.
Depuis de longues années, il était question d’établir un Carmel à Laval. Un essai avait échoué précédemment à Saint-Berthevin.

En quittant Saint-Berthevin les carmélites se dirigèrent dans la ville du Mans où elles s’établirent sous les auspices de Monseigneur Caron.

Ce furent ces mêmes carmélites établies au Mans qui, en 1856 donnèrent les premières religieuses destinées à commencer la fondation de Laval. L’érection du diocèse de Laval par Pie IX le 30 juin 1855 venait de détacher la Mayenne du diocèse du Mans.
La Mère Marie du Sacré-Cœur fut la première prieure.
Les quatre religieuses données par le Carmel du Mans pour la fondation de Laval, virent leur nombre s’accroître rapidement. Des postulantes venues de tous les points du diocèse, s’étaient d’abord présentées au Mans ; on les avait fait patienter faute de place, par l’espoir du prochain Carmel à fonder à Laval.
Elles accoururent donc dès les premiers mois de la fondation.

La communauté était déjà si nombreuse qu’il fallait songer, à peine établie à Laval, à faire encore une fondation ailleurs.
On songea à la Terre Sainte parce qu’il n’y avait alors que les Pères Carmes sur la Sainte Montagne du Carmel.

Mais ce fut vers la Chine qu’elles s’en allèrent fonder un Carmel à Shanghaï, à la suite d’une visite du Père Studer jésuite, supérieur de Saint Michel, qui amenait avec lui un évêque missionnaire de Chine : Monseigneur Languilat. Le premier départ eut lieu en 1867, le second, un an après. Sœur Éléonore des Martyrs qui partit, était la nièce du vénérable Chapedeleine, martyr en Chine.
Tout cela montre la vitalité de la communauté. Mais le "flot" de vocations jeunes du même âge, puis le départ en mission fragilisèrent l’équilibre du groupe et, sans tarder, le cap devint trop difficile à garder. Au tournant du siècle, la communauté se disloqua.

"Commencez toujours" aurait dit notre Mère Sainte Thérèse qui s’était réjouie de cette fondation, puisque les anges chantèrent lors de l’arrivée de ses reliques en 1857. Maintenant, il s’agissait de recommencer et l’on était en 1921.
Le 3 mai 1921, Mère Marie Xavier remplacée dans sa charge de prieure du Carmel de Tours, quitta l’exil de Jersey avec sept de ses soeurs.

Les fondatrices prirent le premier paquebot en partance pour la France. Elles débarquèrent le jour même à Saint Malo, elles arrivèrent le lendemain 4 mai à Laval. Elles entrèrent dans leur minuscule monastère, au n° 10, Boulevard de Tours le 21 mai 1921. Le monastère fut dédié à la Très Sainte Trinité, au Cœur Immaculé de Marie et sous la protection de Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus.
La petite fondation prospéra et il fallut très vite penser à une maison plus grande, capable de loger les 16 religieuses.

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Chapelle de la rue du Hameau
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Crypte
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Intérieur de la chapelle

Une propriété fut achetée au n° 66 du boulevard de Tours où les sœurs se transportèrent le 29 septembre 1923. Elles y demeurèrent sept ans.
En janvier 1929, les carmélites furent avisées que l’acquéreur du premier Carmel, le comte d’Ozouville, désirait s’en défaire et leur donnait la préférence. Elles s’y installèrent en juillet 1930. Petit à petit la communauté se fortifia tout en connaissant la pauvreté.
Après la guerre, les mentalités changèrent et ... le Concile approchait.
La visite apostolique que fit en 1953, le Père Marie Eugène de l’Enfant Jésus aborda des questions. Il stipula de manière ferme et claire que nous devions songer à transférer le Carmel une nouvelle fois si une occasion favorable s’offrait.
Grâce à la vente du monastère rue du Hameau, l’on put construire un monastère neuf.
Les 3 et 4 septembre 1965, le bel autel fut consacré, la chapelle et le monastère furent bénis et inaugurés par Monseigneur Jacques Guilhem, évêque de Laval.
Le nouveau monastère sous le vocable de l’Immaculée Conception, est situé 21, rue du Carmel, à la périphérie de la ville. La superficie totale est 1 hectare 30 ares. Monsieur Marconnet de Tours en fut l’architecte. Plusieurs artistes collaborèrent à l’édification de cette maison de prière .

Les carmélites de Laval vivent leur vie de recueillement dans ce bâtiment moderne, fonctionnel, lumineux, construit sur la hauteur. Elles ont suivi résolument les appels de l’Église et de l’Ordre du Carmel.
Elles travaillent assidûment pour gagner leur vie dans des activités où elles sont bien rodées tant à la fabrication des Hosties qu’à la confection des ornements liturgiques et des écharpes polaires fabriqués dans les ateliers.
Elles ont pris à cœur particulièrement la liturgie depuis longtemps et la communauté apprécie cet effort et cette joie de tous les jours où chacune se sent concernée.
Si "demain" nous sollicite très fort, "tant mieux", dirait Jean de la Croix, c’est qu’il faut que nous fixions notre demeure dans le Seigneur.