Carmel-de-Laval


4ème Dimanche de l’Avent -A-


 

Quatrième dimanche de l’Avent

JOSEPH…. SON ÉPOUX (MT 1, 19)

Plus merveilleux est le trésor, plus grands sont la discrétion, la vigilance, le silence.

Je considérerai dans saint Joseph un homme juste sur lequel la Providence s’est reposée, et un homme fidèle qui s’est reposé sur la Providence.

La Providence s’est reposée sur saint Joseph en lui confiant le plus glorieux ministère. Quel trésor confié à ses soins ! Un Dieu même sous le voie de l’enfance ! Quelle vigilance aussi, quelle tendresse attentive à la conservation de l’inestimable dépôt dont il est chargé ! Que ne dois-je pas moi-même de circonspection pour défendre contre les ennemis du salut, Jésus, ses grâces, et son amour, lorsque je l’ai recouvré dans le tribunal de la pénitence, ou que je le possède dans la communion ?

La Providence instruit saint Joseph des voies qui doivent disposer Marie à la maternité divine et des hautes vertus qui font déjà d’elle un objet de complaisance aux yeux de Dieu. Quel respect le chaste époux de la Sainte Vierge n’a-t-il pas pour les vues du ciel, et pour celle qui y servira de coopératrice ? C’est la loi que m’impose mon rang à l’égard de toute personne qui fait profession de piété. Plus j’y reconnais les bienfaits de Dieu, plus je dois y placer mon estime et ma protection.

La Providence annonce à saint Joseph, par la voix d’un Ange, ces grands mystères, il les garde dans un profond secret ; son silence dans ces conjonctures, fait l’éloge de sa sagesse. Je me repentirai rarement d’avoir parlé peu, et presque toujours d’avoir trop parlé.

L’indiscrétion ou l’excès de paroles n’est point d’ordinaire un mal indifférent dans ceux qui sont élevés au-dessus du commun des hommes.

(Vénérable Louise de France, Méditation eucharistiques, p. 76-77).

Heureux qui craint le Seigneur,
qui aime entièrement sa volonté !
La race des justes est bénie.
Lumière des cœurs droits,
il s’est levé dans les ténèbres
(Ps 111).