Carmel-de-Laval


3 ème semaine du Carême avec Ste Thérèse d’Avila


 

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Dimanche B 3ème semaine de Carême
Evangile selon saint Jean 2, 13-17
Dans le Temple, Jésus trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. »

L’important pour nous, c’est de lui faire un don absolu (de ce palais qui est nous-mêmes) après l’avoir débarrassé de tout objet créé, pour qu’il puisse en disposer comme d’un bien propre. Puisque sa Majesté a raison de le vouloir ainsi, ne lui refusons pas ce qu’Elle demande. Dieu ne force pas notre volonté ; il prend ce que nous lui donnons. Mais il ne se donne pas complètement tant que nous ne nous sommes pas donnés à Lui d’une manière absolue. Voilà un fait certain. (C727).

Seigneur, fais-moi descendre dans la crypte intérieure de mon cœur pour te retrouver et t’adorer. Pas d’Internet, ni de mobile le dimanche pour rester avec toi.


Lundi 3ème semaine de Carême
Evangile selon saint Luc 4, 24-30
À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

Pour gagner la liberté d’esprit et ne pas vivre toujours dans l’affliction, commençons par ne pas redouter la croix, nous verrons le Seigneur nous aider à la porter, nous vivrons dans la joie et nous tirerons profit de tout cela ; (Vie 11, 17)

Seigneur, donne-moi la force de tenir dans l’adversité, que mon regard se porte sur ta croix aux moments difficiles.


Mardi 3ème semaine de Carême
Evangile selon saint Matthieu 18, 21-35
Alors Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.

Je ne puis croire qu’une âme qui est unie si intimement à la Miséricorde infinie, où elle reconnaît son néant et voit combien Dieu lui a pardonné, ne pardonne pas immédiatement avec la plus grande facilité et n’éprouve pas les sentiments les plus charitables pour celui qui l’a injuriée. (C776)

Donne-moi de voir toujours devant moi les immenses bontés dont tu m’as comblées afin de t’exprimer par le pardon offert à mes frères, toute ma reconnaissance et ma gratitude.


Mercredi 3ème semaine de Carême
Evangile selon saint Matthieu 5, 17-18
« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. "

Tout le mal qui arrive en ce monde vient de ce qu’on ne connaît pas clairement les vérités de l’Ecriture dont cependant le moindre point ne manquera pas de s’accomplir. Il me sembla que j’avais toujours cru en cela et que tous les fidèles le croyaient. Mais il me fut dit : « Hélas ! ma fille, qu’il y en a peu à m’aimer véritablement ! Si l’on m’aimait, je ne cacherai pas mes secrets ! Sais-tu ce que c’est que de m’aimer véritablement ? C’est comprendre que tout ce qui ne m’est pas agréable est mensonge. » (V 461-462)

Que je reste attentif à ta Parole, Seigneur car lorsque tu dis, tu fais. Apprends-moi à être cohérent dans mes paroles et dans mes attitudes.


Jeudi 3ème semaine de Carême
Evangile selon saint Luc 11, 21-22
Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité.Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé.

Voici le moyen qui me semble le plus sûr au milieu de ces dangers. Tout d’abord, je suppose que nous ne cessons jamais de demander à Dieu dans notre oraison qu’il nous soutienne de sa main ; nous devons considérer toujours que, s’il vient à nous abandonner, nous tombons aussitôt, comme c’est la vérité au fond de l’abîme. Nous devons, en outre, ne jamais avoir de confiance en nous-mêmes car ce serait une folie. N’avançons qu’avec précaution et prudence ; examinons où nous en sommes dans la pratique des vertus, si nous avançons ou reculons quelque peu, en particulier dans l’amour que nous devons avoir les unes pour les autres, dans le désir d’être tenues pour les dernières ; examinons en outre comment nous accomplissons les devoirs ordinaires de la vie.

Seigneur, j’ai besoin de ta Lumière et de ton soutien pour réaliser de nouveaux progrès, non pas comme une performance mais pour te prouver mon amour.


Vendredi 3ème semaine de Carême
Evangile selon saint Marc 12, 28-31
Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s’avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »

La marque la plus sûre, à mon avis, pour savoir si nous avons ce double amour, consiste à aimer véritablement le prochain ; car nous ne pouvons avoir la certitude que nous aimons Dieu bien que nous en ayons des indices très sérieux ; mais nous pouvons savoir sûrement si nous aimons le prochain. Soyez certaines que plus vous découvrirez en vous de progrès dans l’amour du prochain, plus vous serez avancées dans l’amour de Dieu. (D 915-916)

Seigneur, que je sois résolu de te contenter en toutes choses, de faire mon possible pour ne pas t’offenser et de servir dans le désintéressement ceux que je côtoie chaque jour.


Samedi 3ème semaine de Carême
Evangile selon saint Luc 18, 10-14 a

« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).
Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !”
Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

A mon avis, toutefois, nous n’arriverons jamais à nous connaître nous-mêmes si nous ne cherchons à connaitre Dieu. La vue de sa grandeur nous montrera notre bassesse ; celle de sa pureté, nos souillures, et son humilité nous découvrira combien nous sommes loin d’être humbles (D827)

Seigneur, j’ai tout reçu de Toi : la vie, mon être, ton amour …..Apprends-moi à rester dans l’attitude où je me tiens intérieurement à genoux devant mes frères et mes sœurs.*
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